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Il
y a 44 ans, lors d'une élection référendaire dont l'enjeu était la
nationalisation de l'électricité, les Québécois et les Québécoises
ont fait un choix de société. On a choisi de contrôler
collectivement notre production d'électricité afin de profiter de
cette ressource naturelle, d'assurer notre sécurité énergétique et
d'offrir des tarifs avantageux. Ce choix a été confirmé en 1996,
lors d'une vaste consultation publique. Le pacte social
d'origine, où l'entreprise publique doit être au service de la
population québécoise et de son bien-être, a été réitéré.
L'énergie
éolienne, complémentaire à l'hydroélectricité, nous place
avantageusement dans la production "verte" d'électricité. Dans
la foulée du Protocole de Kyoto, pourquoi ne pas contrôler cette
filière d'avenir ? L'eau et le vent, qui appartiennent à tout
le monde, doivent bénéficier à l'ensemble des Québécois et des
Québécoises. En nationalisant l'énergie éolienne, en gardant
un contrôle public des barrages, on s'assure de conserver au Québec
les retombées de ces sources d'énergie au lieu de voir les profits
être accaparés par des entreprises privées, la plupart du temps
étrangères. Dans ce scénario, il ne nous resterait que du vent
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